Arnaque sur LinkedIn

Je sais que j’écris un journal de bonnes nouvelles. En commençant un titre par « Arnaque », vous vous demandez sûrement où peut être la bonne nouvelle? Eh bien, parce que j’ai presque tout de suite repéré que c’était une arnaque et aussi, parce que je tiens à rendre hommage au talent de cet arnaqueur. Il avait soigné le style, même si la chemise de la photo choisie était un peu trop ouverte pour être celle du personnage qu’il prétendait être. Surtout, la bonne nouvelle est que Google Images m’a permis de rendre à César ce qui est à César et à Angel Ramirez son identité. Je vous embrouille là? Voici le résumé de l’histoire.

J’ai été contactée sur LinkedIn par un certain Roy Clark, directeur d’une banque britannique, qui me donnait son courriel personnel car il avait une proposition très intéressante à me faire. J’ai trouvé la photo un peu trop flatteuse. J’ai été étonnée qu’avec 447 relations, il en ai si peu qui ait recommandé ses compétences et encore plus bizarre, qu’un directeur de banque londonien écrive la moitié de son profil en français. Mais quand même, j’étais d’humeur joueuse, alors, bien que le milieu bancaire soit très éloigné de mon domaine d’activité – encore plus si l’on considère qu’un océan me sépare du Royaume Uni – je lui ai écrit. Bon, OK, vous allez me dire que maintenant, il connaît mon adresse courriel et peut la pirater, mais ladite adresse n’est pas un secret d’état de toute façon puisque je travaille à mon compte. Bref. Roy Clark m’a répondu et m’a expliqué, en long en large et en travers, qu’il y avait un compte en dormance de plusieurs millions de livres dans sa banque. Cette somme, à défaut d’être réclamée par son défunt propriétaire, allait devenir propriété de ladite banque d’ici la fin de l’année si je ne faisais rien. Il proposait de partager la somme à 60/40 (60 pour lui qui prenait tous les risques) et me transférer ma part en échange de quelques informations. Ici, je vois votre œil pétiller et votre cerveau se demander « comment a-t-il amené son sujet pour qu’elle y croit ne serait-ce qu’une seconde? » La réponse est qu’il a mentionné que le riche défunt avait le même patronyme que moi. Et là, alors que le reste m’avait semblé bien écrit et intelligemment mené, j’ai trouvé cette portion ridicule. Les gens qui portent le même nom que moi dans le monde ne se comptent pas sur les doigts de la main mais, à ce jour, ont tous été identifiés comme appartenant à ma famille, en général plutôt en France, en Italie et au Québec. Si notre patronyme avait voyagé sur l’île d’Élysabeth, je l’aurais su. Du coup, je me suis dit que j’allais mener ma petite enquête. Elle n’a pas été bien longue. Google Images a vite fait de retrouver l’identité qui correspondait à la photo. Alors, peut-être que mon adresse courriel a été piratée et que je vais être obligée d’en changer, mais j’ai aimé jouer les Sherlock pendant quelques minutes!

 

Roy Clark, alias Angel Ramirez

Roy Clark, alias Angel Ramirez

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s