Larmes de glace, tentative de paix

Paix (2)

Au fond, une vague de froid
En surface, des larmes de glace.
Tout cède la place au désarroi,
Les tentatives de réchauffement sont inefficaces.

La journée a commencé dans le coaltar,
Avec une annonce de cauchemar,
Des inconnus sont morts assassinés,
Et je vis soudain une tristesse inexpliquée.

Deux jours après, ceux qui ont tué sont morts aussi,
Mais rien pour autant n’est fini.
Trop d’émotions partout non écoutées,
et multiples tentatives de les bâillonner.

Pourtant, la solution est en chacun de nous,
L’atteindrons-nous avant le chaos?
Lutterons-nous contre la guerre et les verrous,
Pour revenir à l’essence, sous les os?

L’empathie et la non-violence
Sont les seules garantes de la paix,
Et c’est en soi qu’elles commencent
Qu’il est bon de se le rappeler!

A Quiet Day in Wonderland

Que c’est beau!

Nikita Gill est une artiste basée à Londres, qui travaille dans les domaines de la photographie, de l’art numérique et de la conception de marque. Sa série de manipulation de photos, appelée « un jour tranquille au pays des merveilles », parle de paix et de méditation le long d’une journée magique. Elle a utilisé ses propres photos ainsi que des photos d’autres auteurs et son projet a été grandement partagé.

Continuer

Coeur de betterave

Continuer à :

  • vivre ici et maintenant
  • faire ce qui me tient vraiment à cœur, peu importe l’argent que ça rapporte
  • explorer ma créativité
  • croire à mes rêves
  • ne pas être sensée
  • ne pas tenir compte de ce que je crois que les autres peuvent penser de moi
  • reconnaître la partie artistique en moi

Je sais infiniment gré à Julia Cameron qui a écrit et publié « libérez votre créativité » (et je n’en ai lu que 28 pages pour l’instant) et à Julie qui m’a prêté le livre.

La bonne nouvelle aujourd’hui

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que le temps est à la pluie. Bien humide et bien froid, pour nous donner un avant-goût des rhumatismes que nous aurons un jour. Pour l’instant, nous avons seulement un rhume, alors nous sommes heureux.

Bouddha mouillé

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que nous pourrons manger du confit de canard – un peu gras, juste comme il faut – sans complexe, puisqu’il fait froid, gris et pluvieux justement. Et vous prendrez bien un petit dessert au chocolat, avec ça?

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que nous allumerons un faux feu dans notre cheminée électrique quétaine. Il ne sent pas, il ne crépite pas, mais il fait une petite ambiance quand même, à condition de mettre la musique plus fort que le petit bruit de soufflerie.

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que je vais enfiler mon ensemble en peau de mouton, les pantoufles assorties à la veste, avec la fourrure qui dépasse, s’il-vous-plaît.

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que les enfants vont être hyper-excités par tous les bonbons de lendemain d’Halloween dont ils se seront gavés. Et nous les parents, aigris de ne pouvoir nous intoxiquer avec tout ce sucre chimiquement coloré sans faire exploser notre indice glycémique au-delà de ce que notre foie tolère (et je ne parle pas de diabète), pourrons librement critiquer la société de consommation qui récupère des fêtes traditionnelles à des fins commerciales.

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que nous n’aurons pas de morts à visiter au cimetière qui est à 6000 km et nous pourrons nous remémorer les époussetages de tombes auxquels nous avons participé petits avec une grande tante. Pourquoi dit-on Fête des morts, alors qu’on ne met pas de musique et que l’on ne sert pas d’alcool, juste des fleurs en pots?

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que nous achèterons quand même des chrysanthèmes, qui sont de fort jolies fleurs et que j’enverrai à la dernière minute ma nouvelle pour le concours de Radio Canada.

La bonne nouvelle aujourd’hui, enfin, c’est que nous nous coucherons super tard, vers 21 h, parce que nous serons crevés d’écrire des niaiseries et aussi parce que nous pourrons dormir une heure de plus demain grâce à la fin de l’heure avancée cette nuit. Mais ça, nous le vivrons demain!

Chat alors!

chat cooperatif

N’ai-je pas l’air cool?

Comme vous êtes les deux seules représentantes féminines de la maison en dehors de moi, je voulais vous dédier ce petit article. Pour toutes les fois où je serai agacée parce que vos doux miaulements, à peine insistants, m’empêchent de me concentrer sur mon nouveau travail, ou parce que vous marchez sur mon clavier, ce qui m’handicape carrément pour mon nouveau travail.

– Ah bon? T’as un nouveau travail?

– Ben oui, je ne fais pas que flâner dans la maison et rêvasser comme vous. Je participe au ravitaillement en croquettes, moi.

– Oui, ben ça, c’est parce que t’as des mains et des pieds pour conduire une voiture. Nous ne pouvons pas, avec nos pattes, transporter un sac de 20 kg de croquettes spécial santé dentaire.

– Mmm. Vous pourriez chasser des souris ou des oiseaux.

– Pas facile avec les deux médailles que nous avons autour du collier. Nos proies potentielles ont l’ouïe fine et nous entendent arriver de loin…

– Là, je vous accorde que l’Arrondissement aurait pu penser que vous aviez déjà votre médaille de championnes du vaccin antirabique avant de vous coller une médaille de résidentes du quartier. Je me demande souvent comment vous supportez tout ça. N’êtes-vous pas supposées être des animaux à moitié sauvages? Là, vous êtes vaccinées, stérilisées et vous essayez d’avoir une humaine à l’usure pour une avance sur votre ration de croquettes…

– Cela s’appelle l’acceptation. Rien ne sert de lutter contre ce que tu ne peux pas changer. Et puis, nous sommes des animaux généreux. Vous, les humains, vous avez besoin de nous.

– Ah bon?

– Tout-à fait, pour vous enseigner les caresses, la coolitude et le lâcher prise.

We want peace

Emmanuel Jal a été capturé lorsqu’il était enfant et enrôlé de force comme enfant soldat. Chanteur, musicien et activiste, il milite désormais pour la paix dans son pays, la république du Soudan du Sud (plus récent pays créé, en 2011) et dans le monde entier. Il était à Montréal la semaine dernière. Il est à l’affiche du dernier film de Falardeau, The Good Lie.