Le Brusquet

C’est une maison beige, accrochée sur la colline, certains y viennent à pied…et beaucoup en voiture. C’est une ferme provençale typique, avec ses pierres de Banon qui encerclent la cour, pour la protéger des rayons implacables du soleil. Là-bas, en été, il n’y a pas d’eau et même le soleil semble parfois souffrir de sa propre chaleur…Oh, ce n’est pas faute d’en avoir cherché, de l’eau. Les propriétaires de l’endroit ont engagé des sourciers et effectué des forages. Comme dans une reprise de « Manon des sources« , aucune source n’a fait entendre son glouglou salvateur. Cependant, les forages ont servi à l’installation de la géothermie, alors cette version-ci est plus gaie.

2Chardon

Je m’y rends habituellement en été, tous les deux ans. L’air fleure la lavande, pendant un peu plus d’un mois, dans un rayon de 30 kilomètres au moins. Les sons qui résonnent sont les bourdonnements des abeilles, le chant des grillons, parfois celui des cigales. Le paysage est aride, l’herbe, que l’on n’arrose pas, bien entendu, jaunie et parsemée de chardons. Le vacancier en sandales en fait rapidement les frais. La sensation des piquants dans les chevilles est gravée dans mes souvenirs d’enfance, comme celui des sauterelles qui semblent voler par milliers sur notre passage dans les prairies asséchées qui entourent la ferme. J’entends aussi la voix de ma grand-mère qui nous partageait sa grande sagesse dans son accent alsacien. « Araignée du matin, chagrin, araignée du soir, espoir… » J’ai transformé la comptine en « araignée du matin, entrain », comme ça, j’ai toujours une bonne raison de ne pas tuer ces petites bêtes quand j’en croise une au réveil.

C’est ici que j’ai passé mes 18 premiers Noëls, au moins. C’est d’ici que j’ai profité le plus souvent de la majesté du Mont Ventoux, même si je n’en avais pas conscience alors. C’est ici que j’ai tenu des poussins dans mes mains et que j’ai gambadé après les chèvres. Il y a bien longtemps que le troupeau a été vendu, mais il me semble que des âmes caprines habitent toujours l’endroit…

1MontV

Défier la gravité

L’instant est suspendu à un fil,
L’homme-araignée s’entortille
À son ruban, posément,
Dans un lent mouvement ascendant.

Puis il coule brusquement tel un boa
Tête la première, sans filet, vers le bas
La salle retient un souffle muet
Quand il défie la gravité.

Il semble avoir fait ça toute sa vie
Et peut-être, dans ce tissu, établi son nid
Y avoir réglé chaque minute de ce ballet
S’être suspendu, lové, perché et balancé.

On le dirait né pour voler,
Sans plume et presque à poil
Car il n’est ce soir habillé
Que d’un pantalon et de ce solide voile.

Es-tu un homme, es-tu un oiseau?
Poses-tu le pied à terre ou bien dans l’eau?
Prête-moi des ailes pour me détacher
Goûter un instant de légèreté.

Tête en bas

Tête en bas

Pleuvra, pleuvra pas?

Dessin d'enfant, feuillet promotionnel

Dessin d’enfant, feuillet promotionnel

Il a plu des trombes quelques heures avant et un déluge quelques heures plus tard. Je me suis donc estimée particulièrement chanceuse – et je n’étais sûrement pas la seule, vu le nombre de participants hier soir – de pouvoir assister à la rencontre d’information de l’école alternative primaire-secondaire Le Vitrail, hier soir.

En effet, l’école, qui ouvrira en septembre 2015, organisait hier ses portes ouvertes, étape obligatoire dans le processus d’admission. Ainsi que l’a souligné Annie Lamarre, directrice de l’école, les portes étaient tellement ouvertes que la rencontre avait lieu à l’extérieur, pour cause de travaux dans la bâtisse!

Je suis engagée sur le Comité Rayonnement de l’école depuis le printemps dernier. J’ai activement participé (feuillet, communiqué, kiosque) à publiciser la rencontre d’hier soir. Je suis très motivée par ce projet novateur, et pas seulement parce que ce sera la première école au Canada, à offrir un modèle alternatif de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire.

Tout d’abord, je suis captivée par ce projet où les enfants seront en auto-formation assistée. C’est-à-dire qu’ils apprendront des matières qui nous ont été enseignées quand nous étions nous-mêmes à l’école, mais différemment. Au lieu de devoir avaler un programme qui aura été décidé pour eux dans le fond et dans la forme, ils pourront choisir d’apprendre à partir de projets qui les passionnent, à leur rythme. C’est ce que j’ai, entre autres, retenu du touchant témoignage de deux dynamiques étudiantes du secondaire au Vitrail.

Ensuite, j’ai à cœur de m’impliquer dans l’école. Je le fais déjà depuis 6 mois, alors que mon enfant n’est même pas inscrit (et ne le sera peut-être pas, si le nombre d’inscriptions nécessite un tirage au sort)! Quand on choisit de fréquenter une école alternative, ladite fréquentation ne concerne pas seulement l’enfant, elle concerne la famille dans son ensemble. Les jeunes connaissent les parents, qui sont des co-éducateurs. Les parents sont partie prenante. L’école est intégrée dans sa communauté.

École Le Vitrail au 5927, rue Boyer

École Le Vitrail au 5927, rue Boyer

De plus, je suis enchantée par le fait que les classes seront multi-niveaux et multi-âges. Les grands apprennent aux petits et les petits apprennent aux grands. Responsabilisation, autonomie, développement de l’estime de soi, de la confiance.

Je suis emballée aussi par le fait que les enfants seront actifs tous les jours. Je fais partie des personnes qui sont convaincues que l’on apprend mieux lorsque l’énergie a circulé dans le corps. Hier, il pleuvait. Mon enfant a fait sa récréation…dans sa classe! Il était excité comme une puce. Je me demande quand il a écouté. D’ailleurs, il a eu un mot dans son agenda.

Il y a encore beaucoup d’autres raisons pour lesquelles ce projet m’emballe. Nous allons y réfléchir posément en famille pour nous préparer à la rencontre de réflexion de la semaine prochaine!

Présentation

Attention, ceci est un journal de bonnes nouvelles!

Comme je crois que l’énergie positive se transmet, je rêve d’un monde où les médias se consacreront à nous partager des actualités joyeuses. Ainsi, au lieu de parler de conflit, de crise financière et de violence, nous commencerons nos journées en évoquant toutes les beautés du monde, ou plus simplement celles de nos villes, villages, quartiers, familles. Je publie sur ce blogue des actualités qui me concernent. C’est pourquoi les photos qui émaillent ce site sont souvent des captures de murales prises au gré de mes balades dans le voisinage. J’invite les lecteurs de ce site à partager également leurs bonnes nouvelles, dans un élan de bonne humeur collectif.

Murale - Mile End