Être un vieux jeune

– Comment il est mort le chien de Mémé et Pépé?

– Il était vieux. Un jour, il s’est endormi puis ne s’est plus réveillé.

– Je ne voulais pas que le chien de Mémé et Pépé soit vieux!

 

– Tu sais, c’est bien aussi d’être vieux. Quand on est jeune, on va à la garderie, à l’école puis à l’université et au travail. Quand on est plus vieux, on a du temps pour jouer avec les enfants et ne rien faire.

– Oui, mais moi, je voulais que le chien de Mémé et Pépé soit un vieux jeune, pour pas qu’il soit mort!

Plein de minutes positives

Je n’aurais pas pensé qu’après avoir passé une journée entière, remplie d’imprévus et de rebondissements, dans les nombreux et interminables couloirs de l’Hôpital général juif de Montréal, j’aurais quelque chose de positif à écrire. Je ne pensais pas non plus que j’en aurais plusieurs à écrire, à la perspective d’y passer une seconde journée. Et pourtant!

  • Tout d’abord, bien que je trouve particulièrement lugubres les parties de l’hôpital que j’ai visitées aujourd’hui, je dois dire que cela est largement compensé par les sourires, la disponibilité et le professionnalisme du personnel.
  • Ensuite, je suis très reconnaissante à ma famille de Montréal de nous garder les enfants depuis hier soir pendant 2 jours.
  • Beaucoup de gratitude pour mon amie et ma voisine qui sont venues déneiger notre entrée pour faciliter le retour en béquilles.
  • Merci aussi à notre ami qui nous a prêté les crampons pour les béquilles.

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Ce n’était sûrement pas la meilleure journée pour partir en expédition à l’hosto avec la belle bordée de neige d’aujourd’hui. Et pourtant, même si je me suis fait mal au dos ce matin en déneigeant, je ne peux que m’exclamer comme à chaque fois: « Que c’est beau! »

 

Pour commencer la journée en riant aux éclats

Je suis désolée d’avance pour tous les Français qui écouteront et qui ne comprendront pas « toute », parce que c’est vraiment un 6 minutes tordant.

Beaucoup de passages m’ont fait beaucoup rire. Un petit extrait: « la gaugauche au Québec qui contrôle toute, c’est eux autres le 1%. Bon là ça rit, parce que vous ne connaissez pas la politique Madame. Oui, oui, parce qu’aujourd’hui, la gauche possède les magasins de livres usagés et les cafés indépendants, mais demain matin, leur monopole va racheter la Banque mondiale. (…_). Je l’avoue, je suis moi-même un gauchiste… »

Dilemme du dimanche matin

Nous sommes le 18 octobre. II est 7 h 25 du matin, il fait -4 et je m’apprête à faire une course de 10 km.

Dans l’énoncé ci-dessus, ce qui m’interpelle le plus, c’est la température. La dernière fois que je me suis entraînée, il y a 6 jours, il faisait 22! Je ne suis pas équipée pour courir dans le froid. Je n’ai aucune idée de comment je vais survivre!

Si je partais en randonnée, je mettrais un manteau et des grosses chaussettes. Mais là, courir en manteau? Et puis, mes grosses chaussettes ne rentrent pas dans mes chaussures de course! Ah, quel dilemme pour un dimanche matin. Il faut vraiment ne pas avoir de problèmes plus importants à gérer pour se mettre dans une situation pareille.

Tiens! C’est vrai, je N’AI PAS de problème plus important à gérer. La vie est belle. Je vais peut-être revenir avec des engelures et ce sera encore le problème le plus important que j’aurais à gérer! C’est « cool » finalement et c’est le cas de le dire, en plus.

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Ils s’en vont et je reste

J’ai changé de région, de maison, de travail, de chum et même de pays autrefois.

Aujourd’hui, je suis affectée lorsqu’un collègue s’en va ou qu’un voisin déménage. Je l’ai toujours été, mais je partais avant eux.

Rester est plus difficile que partir. S’enraciner est plus difficile que migrer. S’arrêter plus contraignant que bouger.

Je choisis maintenant de ralentir et de regarder, de respirer et d’écouter. Les courants d’air se font, mais par d’autres que moi.

Et je me sens comme le Ventoux sous les nuages…et humble avec ça!

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