Ils s’en vont et je reste

J’ai changé de région, de maison, de travail, de chum et même de pays autrefois.

Aujourd’hui, je suis affectée lorsqu’un collègue s’en va ou qu’un voisin déménage. Je l’ai toujours été, mais je partais avant eux.

Rester est plus difficile que partir. S’enraciner est plus difficile que migrer. S’arrêter plus contraignant que bouger.

Je choisis maintenant de ralentir et de regarder, de respirer et d’écouter. Les courants d’air se font, mais par d’autres que moi.

Et je me sens comme le Ventoux sous les nuages…et humble avec ça!

Immobile