Où est Minnie?

Le 26 septembre dernier, j’étais invitée à la pendaison de crémaillère du Parrainage civique de l’est de l’île de Montréal (PCEIM), qui vient de se relocaliser dans Rosemont. Le PCEIM est un est un organisme à but non lucratif dont la mission est de favoriser l’autonomie et l’intégration communautaire, au moyen de la mixité citoyenne, de personnes adultes vivant une problématique de santé mentale. Pour ce faire, le PCEIM utilise notamment le jumelage entre un(e) citoyen(ne) bénévole (le parrain ou la marraine) et une personne dont la problématique de santé mentale a entravé l’intégration communautaire. L’organisme offre également une palette d’activités à ses membres, comme des ateliers d’art, des cuisines collectives, des groupes de discussion, ou autres. Il compte 120 membres et 70 bénévoles.

L’automne débutait, il faisait beau. La soirée se déroulait dehors. En accrochant mon vélo, j’entendais les bruits de voix, les éclats de rire et des flonflons. L’air sentait l’été et les grillades. Je me suis présentée à la table d’accueil, où l’on m’a remis mes coupons et mon nom pour la soirée : Mickey. Cela faisait partie d’un jeu pour briser la glace, l’objectif étant de retrouver dans la foule la personne avec qui vous formiez un couple célèbre. Un peu comme dans « où est Charlie? », sauf qu’au lieu d’essayer de repérer un gars avec un pull rayé rouge et blanc, un bonnet et des lunettes, l’objectif était de retrouver votre moitié, non déguisée, en posant des questions aux autres convives. Simple.

J’ai commencé par repérer dans l’assistance les personnes que je connaissais. Je suis donc allée saluer Élisabeth Doiron-Gascon, directrice générale du Parrainage civique Les Marronniers, Marlène Mongeau-Degagné, agente d’intégration sociale dans le même organisme et Jérôme Maurice, directeur général des Compagnons de Montréal. J’ai ensuite rencontré Sébastien Beaudet, directeur général intérimaire du PCEIM. Comme aucune de ces personnes n’était Minnie, j’ai poursuivi mon enquête. Mes pas ne m’ont pas portée bien loin car j’ai fait des merveilleuses rencontres quelques minutes plus tard. Au lieu d’une petite souris avec de grandes oreilles et un nœud rose, j’ai rencontré Denise et Hélène, deux sémillantes bénévoles. Elles sont toutes les deux des marraines. Elles ont tissé une relation d’amitié avec leurs filleules respectives, avec lesquelles elles organisent des rencontres, des sorties au cinéma, au théâtre ou au musée.

J’ai fait et je continue à faire du bénévolat régulièrement. Toutefois, je suis toujours impressionnée par les personnes qui s’engagent ainsi dans une relation durable, peut-être au départ pour répondre à un besoin de contribution, l’envie d’aider et de briser l’isolement (celui de leurs filleules et possiblement le leur). Ces personnes-là, parraines, marraines, filleuls et filleules, participent à démystifier la santé mentale, à créer une société plus juste et plus équitable, dans la simplicité. Il y avait beaucoup de joie dans cette soirée. Je n’ai jamais trouvé Minnie, mais j’ai passé un moment bien agréable.

Minnie!

Minnie!

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